actualités de la Ligue Contre l’Obésité juin juillet 2019

 
L’INTERVIEW
Dr Foulatier : « Beaucoup de médecins pensent que l’obésité n’est pas une maladie »
Le docteur Olivier Foulatier a pris la présidence normande lors de la Soffcom.
Chirurgien viscéral et digestif à Rouen, le docteur Olivier Foulatier vient de prendre la présidence régionale de la Ligue en Normandie. Il évoque sa trajectoire, ses expériences et explique les raisons de son engagement au sein de la Ligue contre l’obésité. Paroles franches.
Comment vous êtes-vous intéressé à l’obésité ?

C’était lors de mon internat pendant cinq ans à Rouen. Cette période a coïncidé en France avec l’essor de la coelioscopie. Cette magie de l’image m’a amené vers la chirurgie digestive. J’ai travaillé au sein d’un service très ouvert où la chirurgie de l’obésité s’est d’ailleurs implantée dés 1984 sous l’impulsion du professeur Paul Ténière. J’ai ensuite passer ma thèse en 2000 sur « les 77 anneaux gastriques qui ont été mis en place au CHU de Rouen ». A cette occasion, j’ai eu les 77 patients au téléphone, assez longuement, et j’ai constaté que le parcours en place à cette époque-là dans notre service était relativement lacunaire sous certains aspects. Notamment l’accompagnement pré-opératoire et post-opératoire de ces patients qui, s’ils disaient être satisfaits de la chirurgie, étaient globalement en demande d’aller beaucoup plus loin sur les aspects péri-opératoires.

Vous vous êtes alors tourné vers la chirurgie bariatrique…

Tout à fait. Je suis devenu libéral en 2007. Durant la période 1990-2000, on posait des anneaux et la chirurgie bariatrique avait encore peu d’ampleur. J’ai organisé plusieurs réunions à l’échelon régional sur le sujet. Je me suis aperçu que dés lors où on a de l’intérêt pour cette pathologie et qu’on apporte un regard humanisé à des patients discriminés, la liste de la patientèle s’allonge. Du coup, j’ai concentré mon travail sur la chirurgie bariatrique.

Avez-vous vu votre patientèle évoluer dans votre cabinet ?

C’est compliqué pour moi de répondre à cette question, car pour les chirurgiens bariatriques, il existe ce qu’on appelle la sociabilité. Plus on côtoie des personnes obèses, moins on les voit comme des obèses et plus comme des personnes. La proportion de personnes obèses que je rencontre est importante, mais comme je vois aussi un grand nombre de personnes opérées, je rencontre des gens minces. Dans mon cabinet, j’accueille des patients qui ont un problème d’obésité. Certains le sont, d’autres ne le sont plus. Mon regard est-il sans doute plus tolérant que la moyenne de la population.

LE DOSSIER
Quand la nuit, la lumière
et le sommeil ne font pas bon ménage
De nouvelles données publiées aux Etats-Unis renforcent l’hypothèse que la lumière artificielle, la nuit, dérègle le métabolisme humain et pourrait avoir un effet sur la santé et le risque d’obésité. Attention aux mauvaises habitudes !
Mal dormir à cause de la lumière artificielle provoque-il de l’obésité ? Si l’étude parue dans la revue Jama Internal Medicine n’est pas parfaite et mérite de nouveaux approfondissements, elle ajoute sa pierre à une littérature scientifique de plus en plus fournie sur les effets délétères de la lumière artificielle la nuit.
Au terme de la vaste enquête Sister Study menée aux Etats-Unis sur un très grand échantillon (44 000 femmes ont été suivies pendant cinq ans en moyenne), les chercheurs ont constaté que le niveau d’obésité et le gain de poids ont augmenté progressivement, selon l’intensité lumineuse nocturne. Les phénomènes de faible lueur, de lumière à l’extérieur de la chambre ou de télévision allumée à l’intérieur de la chambre semblent avoir un impact sur la prise de poids.
À titre d’exemple, les chercheurs notent que les femmes ayant la télévision dans la chambre ou une lumière allumée dans la pièce de sommeil avaient un risque supérieur de 17% de prendre cinq kilogrammes pendant la période étudiée, comparé aux femmes qui dormaient dans un noir total. Ces résultats prennent en compte plusieurs facteurs comme le lieu de domiciliation (rural ou urbain), les revenus ou le poids de départ, afin de comparer des femmes les plus similaires possibles.
S’il est difficile, dans ce genre d’études, de distinguer quelle est la cause de départ (mauvaise hygiène de vie, télévision allumée la nuit, lumière allumée, etc.), les chercheurs soulignent que la lumière est un facteur à contrôler. « L’exposition à la lumière artificielle la nuit, pendant le sommeil, représente une constellation de désavantages socio-économiques et de modes de vie malsains, qui peuvent tous contribuer au gain de poids et à l’obésité », écrivent-ils.
Malgré les limites de ces travaux, le professeur de chronobiologie Malcolm van Schantz, à l’université du Surrey, explique qu’ils « sont logiques d’un point de vue biologique ».
« Nous savons que la lumière tard le soir retarde nos horloges internes », écrit-il dans un commentaire.
Dysfonctionnement et troubles métaboliques
Cette nouvelle étude conforte une récente enquête qui démontre qu’obésité, hypertension et d’autres troubles métaboliques sont liés à de mauvaises habitudes de sommeil. Réalisées par des scientifiques de l’hôpital de Brigham and Women’s Hospital (Boston, Etats-Unis), des recherches viennent de suggérer un lien causal possible entre les séquences de sommeil incohérentes et le dysfonctionnement métabolique. « De nombreuses études antérieures ont montré le lien entre un sommeil insuffisant et un risque accru d’obésité et de diabète », explique Tianyi Huang, l’auteur de l’étude qui a suivi plus de 2 000 sujets sur une période de six ans.
Cette enquête a permis de révéler que les sujets ayant la plus grande variation dans des périodes de sommeil et la durée globale de l’endormissement affichaient la prévalence la plus élevée de troubles métaboliques.
LE LIVRE
Idées reçues : l’obésité
S’il y a bien un thème sur lequel les idées reçues subsistent, c’est bien l’obésité. Jean-Michel Borys, médecin endocrinologue revient sur les plus fréquentes et décide de rétablir la vérité.  « L’obésité n’est pas une maladie », « les régimes sont efficaces », « la prise en charge est adaptée » … autant de contres vérités battues en brèche par l’auteur. Un ouvrage clair, précis, didactique et surtout nécessaire en ces temps troublés où l’obésité devient une épidémie voire une pandémie. Ce livre permet de dissiper un bon nombre de malentendus sur l’obésité et sortir ainsi des clichés centrés essentiellement sur la dérégulation alimentaire et la sédentarité.
– Idées reçues : l’obésité, éditions Le Cavalier Bleu, 125 pages. 10,95 €
L’ACTUALITE
Sur l’Aubrac, on a marché pour la Ligue
Un grand moment d’action, de sport, de santé et de nutrition. Le pari lancé il y a cinq ans par la Ligue contre l’obésité et le Service de soins et rééducation (SSR) de pédiatrie d’Antrenas a tenu ses promesses. Dimanche 19 mai en Lozère, à l’occasion de la Journée européenne de l’obésité, le col de Bonnecombe a été le théâtre de la 5e marche nordique en Aubrac. Malgré une météo fraîche et incertaine, plus de 200 participants se sont répartis sur deux parcours de 5 et 12 km. Guidés et encadrés par les initiateurs du foyer rural de La Canourgue, les marcheurs – enfants, adolescents, adultes et randonneurs confirmés – ont pu profiter des grands espaces et pratiquer une activité physique adaptée.
À la suite des allocutions de Jacques Blanc, président de l’Association lozérienne de lutte contre les fléaux sociaux, les cuisiniers de l’établissement de santé avaient préparé des recettes diététiques issues de l’esprit créatif du parrain de l’événement, le chef Cyril Attrazic.
Cette 5e édition particulièrement réussie a permis de récolter 700 € qui ont été reversées mardi 25 juin à la Ligue contre l’obésité à l’occasion de la soirée caritative à la faculté de médecine de Montpellier.

Les carabins sur les planches de la solidarité
Des étudiants en première année de médecine confrontés à leur première dissection d’un cadavre pas tout à fait mort. Un enquêteur grimé en professeur chargé de dénouer une énigme policière aussi burlesque que déjantée. Un appariteur perché qui n’est pas celui qu’on croit, deux pom-pom girls aussi sexy que dangereuses, un élève lèche-cul éternelle victime qui connaît le dico des médicaments sur le bout des doigts… la pièce « Les carabins » a carrément bizuté le public, mardi 25 juin, à l’occasion de la soirée caritative de la Ligue contre l’obésité qui s’est déroulée dans l’enceinte historique de la faculté de Médecine de Montpellier.
Ce bon moment de rire et de sourire, écrit et mis en scène par Julien Vaiarelli, a déclenché des applaudissements nourris et mérités. Interprétée par les jeunes acteurs de la compagnie « La Cabane », cette pièce adroitement loufoque a permis de démarrer la soirée de solidarité qui s’est poursuivie dans la cour d’honneur de la faculté.
Micro en main, le président David Nocca a remercié les nombreux soutiens de la Ligue contre l’obésité, rendu hommage aux associations de patients, aux bénévoles très actifs et à l’équipe des salariées pilotée par la directrice générale Agnès Maurin.
A noter que la pièce « Les carabins » sera jouée le 8 novembre prochain à l’Agora du Haut-Carré (université de Bordeaux) à Talence.

Miss France soutient la LCO
Vaimalama Chavez, notre Miss France 2019, est revenue mi-juin à Montpellier. Cette fois, elle a participé à une journée d’action et de sensibilisation organisée par la salle de sport Training go au profit de la Ligue contre l’obésité.
Danseurs et danseuses polynésiens ont effectué une démonstration de danses et haka, sous les yeux émus de Vaimalama Chavez, originaire de Tahiti. De son côté, Miss France a précisé le sens de son combat contre l’obésité. « Cela fait partie de l’éducation, réapprendre à faire de l’activité physique régulière. En Polynésie française, c’est un fléau. Un enfant sur trois est atteint ».
Pour en savoir plus sur cette opération, cliquez ici.
La LCO à Dietecom
Chaque année à Paris, le salon Dietecom renforce les liens entre industriels de l’agroalimentaire et professionnels de santé, autour d’une thématique qui les unit : la nutrition.
Chaque année à Paris, le salon Dietecom renforce les liens entre industriels de l’agroalimentaire et professionnels de santé, autour d’une thématique qui les unit : la nutrition. Plus que jamais au cœur des discussions, l’alimentation soulève les passions dans un monde où les informations prolifèrent et circulent à vitesse grand V, menant parfois à une véritable « cacophonie alimentaire ». Parce que la vocation première de Dietecom est de faire le point et de donner les repères nécessaires aux fondements des nouvelles orientations nutritionnelles, la Ligue contre l’obésité a tenu un stand pendant deux jours (6 et 7 juin) lors de ce salon. L’occasion pour la LCO de présenter ses programmes de formation et de nouer des liens en vue de futurs partenariats.
160 000 smoothies préventifs
Mi-juin à Bordeaux, la Ligue contre l’obésité et l’association Flona se sont mobilisées dans le cadre de la Journée nationale des débutants en football.
Mi-juin à Bordeaux, la Ligue contre l’obésité et l’association Flona se sont mobilisées dans le cadre
de la Journée nationale des débutants en football. Pendant deux jours, les membres des associations ont tenu un stand, sensibilisé le jeune public à l’obésité et émis des messages de prévention.
Véritable attraction pour les quelque 20 000 gamins et leurs familles qui avaient fait le déplacement sur les pelouses de la Plaine des sports Colette-Besson, le vélo-smoothie a tourné à plein régime : près de 160 000 smoothies ont rafraîchi et vitaminé les footballeurs en herbe.

La LCO aux assises de Bastide Médical
Le professeur et président de la Ligue contre l’obésité David Nocca, et Patricia Nowak, représentante des
associations de patients pour l’ouest de la France, ont participé aux Assises de l’entreprise gardoise Bastide Médical qui se sont tenues le 21 et 22 juin à Marseille. L’occasion pour David Nocca d’aborder le sujet de l’obésité infantile lors d’une conférence et de recueillir le témoignage d’une adolescente qui a vécu une intervention de chirurgie bariatrique. De son côté, Mme Nowak a évoqué le thème du « Patient intervenant : une mode, un atout ou un problème ? »

LES ETUDES
Le danger de la grossophobie infantile
Les enfants et les adolescents qui sont ridiculisés au sujet de leur poids finissent par gagner plus de poids à long terme que les jeunes qui ne sont pas humiliés. Selon une nouvelle étude réalisée par des instituts nationaux de santé américains, les moqueries basées sur le poids est l’une des raisons les plus courantes de l’intimidation citée parmi les jeunes aux Etats-Unis. Les enseignants, les entraîneurs des clubs sportifs et les prestataires de soins de santé sont également pointés du doigt pour se livrer à la honte des graisses. Menée sur 110 jeunes (55 % de filles) d’environ 12 ans, tous en surpoids ou considérés comme sujet à risque en raison de l’obésité de leurs parents, l’enquête a démontré que le niveau élevé des taquineries basées sur le poids a provoqué une augmentation de 33 % de leur IMC (Indice de masse corporelle). Les sarcasmes basés sur le poids semblent aggraver le risque d’excès de poids au lieu de motiver un jeune à tenter de contrôler son poids.

Des revenus amputés de 20 %
Selon une étude suédoise, les adolescents obèses pourraient percevoir un salaire de
18 % moins élevé lorsqu’ils entreront sur le marché de l’emploi, en comparaison des ados de poids normal. Ce phénomène discriminatoire est observé en Europe, mais aussi aux Etats-Unis.
Les auteurs de l’étude ont analysé les données anthropomètriques, cognitives et non cognitives (estime de soi, motivation, sociabilité) d’un échantillon de 145 000 jeunes suédois réquisitionnés pour leur service militaire entre 1984 et 1997. Les données de l’administration fiscale ont été ensuite évaluées en 2003 pour l’ensemble des individus, âgés alors de 28 à 39 ans. Le verdict est sans appel : les jeunes déjà obèses ou en surpoids à l’adolescence gagnent en moyenne près de 20 % de moins que leurs homologues de poids normal. Les auteurs de l’étude estiment qu’en Suède chaque année de scolarisation supplémentaire s’accompagne, en moyenne d’une augmentation de revenu d’environ 6 %. Pour les jeunes obèses, la pénalité serait donc équivalente à trois années de scolarisation, soit un baccalauréat.
Suralimentation : le corps s’adapte
Les grands repas de famille ou entre amis doivent-ils être bannis ? Une étude australienne publiée début avril dans la revue American Journal of Physiology Endocrinologie and Metabolism affirme que trop manger occasionnellement n’est pas un problème. Le corps humain s’adapterait à cette suralimentation occasionnelle. Pour en arriver à cette affirmation, les chercheurs de l’Université Deakin (Australie) ont étudié un petit groupe de 8 hommes en bonne santé et plutôt minces. Les volontaires ont subi deux tests. Le premier sur cinq jours de suralimentation, le second sur une suralimentation chronique de 28 jours. Résultat : si le premier test n’a entraîné aucune augmentation importante du taux de gras ou de poids des participants, le second test a démontré une augmentation du taux de gras et des niveaux de glycémie et d’insuline.
« La suralimentation à court terme, c’est-à-dire sur une période d’environ cinq jours, montre que le corps s’adapte, conclut un des chercheurs de l’étude. L’important est d’avoir de saines habitudes au quotidien, et si on mange un peu plus à l’occasion, ce n’est pas grave. Si on a envie de quelque chose, c’est mieux d’en profiter que de se priver et d’être frustré. » L’important est de ne pas transformer cette suralimentation occasionnelle en habitude quotidienne.
LE BLOC-NOTES
La Ligue a tenu son AG à Lille
La Ligue nationale contre l’obésité a tenu, fin mai, son assemblée générale annuelle à Lille, en marge de la Soffco (Société française et francophone de chirurgie de l’obésité et des maladies métaboliques). L’occasion de revenir sur les actions de développement engagées 
tout au long de l’exercice 2018, de valider le rapport d’activités et ses comptes, et de présenter les actions programmées pour l’année à venir au plan national et international.
Lors de l’AG, plusieurs intronisations ont eu lieu : le docteur Olivier Foulatier a pris la présidence régionale de la Normandie. Elodie Guibert et le docteur Pamela Nesslany prennent la responsabilité de l’antenne de Lille.
Pour en savoir plus sur l’AG, cliquez ici.
 
La Ligue présente à la Soffco à Lille
Présente à Nancy l’an dernier et déjà annoncée à Paris l’an prochain, la Ligue contre l’obésité a participé fin mai au congrès annuel de la Société française et francophone de chirurgie de l’obésité et des maladies  
métaboliques (Soffco) qui s’est déroulée au Grand Palais à Lille. De couleur bleu et floqué du logo des poupées, le stand de la Ligue, parfaitement installé à l’entrée du salon des exposants, a répondu à de nombreuses sollicitations des professionnels de santé.
De nombreuses associations de patients venues d’Occitanie, Provence Alpes Côte-d’Azur, Nouvelle Aquitaine, Rhône-Alpes Auvergne, Grand Est, Pays de Loire et bien sûr des Hauts-de-France ont participé à ce grand rendez-vous médical.
Pour en savoir plus sur la Soffco cliquez ici.
Le centre de formation
datadocké !
Structure de formation, la Ligue contre l’obésité est maintenant référencée dans la base Datadock, l’outil d’aide au référencement des organismes de formation. 
Comprendre : la LCO est désormais certifiée comme organisme réalisant des prestations de formation de qualité ! Les personnes souhaitant participer aux formations pourront se faire financer par les OPCA (Organisme Paritaire Collecteur Agréé).
LE COUP DE POUCE
Avec la bourse, VASF est en pleine forme !
Regagner confiance en soi, en son corps et en ses capacités physiques, le tout dans un esprit de partage et de bienveillance. Tel est le credo de l’association Vivre autrement ses formes (VASF) qui a été récompensée par la Bourse Obésinov pour la qualité de son projet.
Située à Loire-sur-Rhône, dans le département du Rhône (région Auvergne-Rhône-Alpes), cette association créée en 2014, et qui compte aujourd’hui 45 adhérents, rassemble notamment des patients opérés. « Notre objectif, c’est d’abord de ne pas se retrouver seul face à ses problèmes de poids et d’informer le grand public, commente la présidente Aurélie Quillet. Une animatrice qui s’est donnée pour mission de « créer du lien entre patients et professionnels de santé ».
Côté activités, VASF déborde d’énergie. « Par le biais de nos séances, nos partageons et échangeons ». Au menu : sport de marche, aquagym, exercices de relaxation, mais également des initiations au tir à l’arc, à la danse primitive, à un art martial coréen et à l’eutonie, forme de sophrologie qui aide à la perception de son propre corps et favorise un retour aux sensations corporelles. « Cela contribue au mieux être, poursuit la responsable. L’idée, c’est le dépassement de soi, c’est de bouger sans craindre les préjugés et les regards. »
Les rendez-vous, qui dure entre une et deux heures selon l’activité, ont lieu le premier dimanche de chaque mois. Plus d’une quinzaine de personnes y participent sous l’autorité d’intervenants sportifs rétribués, à raison de 50 ou 60 € la séance. C’est dire si les 440 € attribués par la Bourse Obésinov donnent du baume au coeur à VASF, une association pleine de punch et qui fourmille d’idées originales.
Les étudiants du Nord solidaires de la Ligue
Quatre étudiants du Nord viennent de donner un joli coup de main à la Ligue contre l’obésité. Gabrielle Bizeray, Cassandre Touflet, William Clayette et Jérémy Bru, tous quatre étudiants à l’EDHEC Business School sur le campus universitaire de Lille-Roubaix ont offert un chèque de 1 043,98 € à la Ligue contre l’obésité. Cette somme a été récoltée dans le cadre d’un projet sociétal et pédagogique. Estimant important de se mobiliser devant le taux important d’obésité dans les Hauts-de-France qui avoisine les 25,6% de la population, les étudiants ont trouvé des partenaires, sont intervenus dans une école avec l’aide d’une nutritionniste et lancé une cagnotte Leetchi. La remise du chèque s’est déroulée à Lille lors de la Soffco (Société française et francophone de chirurgie de l’obésité et des maladies métaboliques) en présence du professeur montpelliérain de chirurgie bariatrique David Nocca.
Pour en savoir plus sur ce joli geste cliquez ici.
LA RECHERCHE
Le phtalate, nouvel ennemi de l’obésité ?

Il est caché dans la bouteille de lait, celle de shampoing ou même dans des jouets d’enfant. On le trouve dans le réfrigérateur, joint de fenêtre ou armoire cosmétique. Son nom : le phtalate. Des chercheurs de l’Université de Novi Sad en Serbie ont étudié la composition chimique de ce produit. Ils estiment qu’une exposition élevée au phtalate peut modifier le métabolisme, augmenter les risques de diabète de type 2 et être liée à des lésions hépatiques. Comme le bisphénol-A, habituellement utilisé dans les plastiques durs, on trouve du phtalate dans les sucettes en plastique et les jouets que les enfants mettent directement à la bouche. Le professeur Milica Medi Stojanoska, qui a mené l’enquête autour de ce perturbateur endocrinien, a présenté ses conclusions lors de la réunion annuelle de la Société européenne d’endocrinologie à Lyon. Elle estime que « non seulement les phtalates modifient le métabolisme pour augmenter le risque d’obésité et de diabète, mais causent également des dommages toxiques au foie ». La réduction à l’exposition des phtalates passe par l’utilisation de récipients en verre, en porcelaine ou en acier oxydable pour les aliments et les boissons. Eviter de réchauffer les aliments avec des contenants en plastique minimise également l’exposition.

LES INFOS DE LA PLANÈTE
Un réseau de patients lancé à Dubaï
Soutenu par des cliniciens des pays du Golfe et du Liban, un nouveau réseau de patients pour soutenir les personnes malades d’obésité vient d’être lancé à Dubaï par la Fédération mondiale de l’obésité. Conçu pour sensibiliser le public aux multiples causes de l’obésité et donner accès à des informations sur des
choix de mode de vie plus sains, des options de traitements et une gestion continue, le programme marque la première initiative de Wordl Obesisty dans la région.
Le Dr Nasreen Al Faris, endocrinologue et spécialiste de la médecine de l’obésité d’Arabie saoudite estime que « dans certains pays de notre région, un tiers de notre population vit avec l’obésité. L’obésité est une maladie complexe qui est motivée par une multitude de facteurs, y compris notre milieu de vie, nos traditions culturelles et notre génétique. C’est aussi l’un des principaux défis en matière de santé et de mode de vie auxquels notre région est confrontée. Le réseau de patients est une occasion pour les gens de partager leurs propres expériences et, ce faisant, d’aider d’autres personnes vivant avec l’obésité à gérer la perte de poids et à mener un mode de vie sain et actif. »
ALERTE GROSSOPHIE
Des photos pour lutter
L’animateur Magloire a organisé récemment une séance photos sur une plage des Landes. Avec l’aide d’un groupe d’adolescents de Tarnos, tous membres de 
l’association city@jeunes,Malglore a réalisé des clichés destinés à une affiche annonçant une campagne contre la grossophobie. Un court-métrage réalisé par des professionnels est également prévu avec les ados landais. Le tournage est programmé du 29 au 30 juin 2019. Le clip, dont le scénario contre la grossophobie a été conçu par les jeunes gens devrait ensuite « circuler dans les établissements scolaires de la ville, mais aussi dans plusieurs festivals », a commenté l’animateur.
Un hastag de combat
Sur Twitter, le hashtag #Plusde70kgetSereine dénonce les discriminations faites envers les femmes en surpoids. Lancé mi-juin par Elawan, ce nouveau symbole invite les femmes concernées à 
poster des photos d’elles, souvent accompagnées de messages prônant l’acceptation et l’estime de soi. Cette initiative a déjà permis à plusieurs centaines de femmes de s’assumer un peu plus sur les réseaux sociaux , ou de les soutenir. Tout est parti d’un tweet d’un jeune homme qui a écrit « comment toi en tant que femme tu peux peser plus de 70 kg et être sereine », raconte Elawan. Après réflexion, elle a décidé de réagit jusqu’à ce que son hashtag devienne viral.
LES TEMOIGNAGES

Déjà plus de 1 300 appels à l’aide

Depuis le lancement du mail du centre d’aide info.obesite@liguecontrelobesite.org, nous recevons des témoignages de personnes souffrant d’obésité ou de proches. Nous tentons de répondre à chacun d’eux afin de ne pas laisser s’installer la détresse et l’isolement. Chaque mois, nous publierons un ou deux témoignages anonymes dans le but de démontrer que les conséquences de la maladie sont souvent complexes et multiples.
Charline : « Bonjour, ma fille a 10 ans et se trouve (légérement mais quasi constamment) au-dessus de la courbe IMC donc dans la zone surpoids. Elle a quelques rondeurs sans être « grosse ». Elle a toujours eu les os lourds depuis bébé (comme mon mari). Cela doit sans doute jouer sur son poids et donc sur la courbe de son IMC. Toutefois la courbe fait apparaître un « rebond » avant ses six ans. J’ai lu que cela pouvait être un signe de risque d’obésité futur. De plus, mon mari a une soeur obèse. Je m’interroge sur les risques qu’encourt ma fille. Nous faisons attention à son alimentation sans la priver et sans lui parler de poids. Mon médecin m’indique qu’il ne peut pas y avoir de pronostic avant la puberté… Qu’en pensez-vous ? Existent-ils des facteurs génétiques ? Merci. »
 
Laurie : « Bonjour, mon fils de 16 ans est obèse. Il pèse 130 kg pour 1m87. Il ne vit plus, il se renferme sur lui même et devient méchant. J’ai tout essayé mais rien n’a fonctionné. Avez-vous des centres à me proposer, je suis désespérée… Merci. »
LES ADHESIONS
Nouvelles têtes et nouvelles compétences
Au cours de ces dernières semaines, de nouveaux adhérents ont rejoint la Ligue contre l’obésité. Ces arrivées permettent de renforcer le maillage territorial constitué de professionnels impliqués dans la prise en charge de l’obésité. Bienvenue à :
– Mathilde GIBEAUX (93)
Diététicienne Libérale, présidente de l’association Miam, dédiée à la promotion de la consommation des fruits et légumes au sein d’une alimentation variée.
Contact : mathildegibeaux@gmail.com
– Chronic Action (64)
Présidée par Sophie Quero, cette association a pour objet de financer ou de mettre en place des actions communes entre le milieu médical et/ou les associations de patients. Celles-ci permettent de promouvoir des comportements favorables à la santé afin de lutter contre le développement des maladies chroniques.
Contact : chronicaction@gmail.com
LA REVUE DE PRESSE
L’activité de la Ligue contre l’obésité intéresse les médias. Retrouvez ici les
sujets traités par la presse locale, régionale et nationale, écrite, radio, télé ou
numérique :
– Midi Libre / Montpellier : Vaimalama Chavez, Miss France 2019, soutient la lutte contre l’obésité : cliquez ici
 – Ouest France / Les résultats de la consultation lancée en mars dernier par Make.org et différents partenaires dont la Ligue contre l’obésité seront bientôt communiquer :cliquez ici
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